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| | | De la dénomination globale des professions du guidage | |
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| Auteur | Message |
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Olivier Admin


Age: 37 Date de naissance: 06/10/1974 Localisation: Lille (59000) Date d'inscription: 13/04/2006 Nombre de messages: 1676 Emploi: Guide Interprète Conférencier | Chargé de Promotion OT
 | Sujet: De la dénomination globale des professions du guidage Mer 22 Juil 2009 - 12:28 | |
| Le rapport commandé par la Direction du Tourisme préconise certains rapprochements de diverses catégories de guides. Pour parler globalement dans ce rapport des différentes catégories travaillant au guidage (non, pour moi ce mot n'est pas péjoratif  ), ledit rapport parle de GIC: Guides Interprètes Conférenciers, regroupant par là les Guides Interprètes (Nationaux et Régionaux) et les Guides Conférenciers (Nationaux, VPAH). Or cette dénomination, même si elle est pratique, cache des différences qui sont revendiquées -à tort ou à raison- par les différentes catégories de guides. Les GCVPAH se sentent plus conférenciers ou historiens de l'Art, les GIN se sentent fiers de leurs particularités linguistiques... Tout en sachant que des GIN peuvent être historiens de l'Art et des GCVPAH linguistes... La meilleure solution ne serait-elle pas -pour repartir sur d'autres bases- de définir une dénomination nouvelle qui puisse satisfaire tout le monde sans ces distinctions qui ne sont pas toujours des réalités? C'est dans ce soucis que le forum a été baptisé "des Guides et Médiateurs du Patrimoine" ;o) Mais encore une fois tous les guides ne sont pas médiateurs et tous les médiateurs ne sont pas guides ;o) Au Canada et en Suisse (me semble-t-il) mais aussi dans pas mal d'asso en France on parle de Guides du Patrimoine: ne serait-ce pas là une manière de ne froisser aucune spécificité? Qu'en pensez-vous? Avez-vous des idées? Que proposeriez-vous?  olivier@fgmp-forum.org | Site perso |
|  | | Yannick Admin


Age: 35 Date de naissance: 26/02/1976 Localisation: Lyon Date d'inscription: 02/03/2009 Nombre de messages: 484 Emploi: Guide | Enseignant | autres
 | Sujet: Re: De la dénomination globale des professions du guidage Jeu 23 Juil 2009 - 7:53 | |
| C'est vrai qu'il semble pertinent de revoir les dénominations. Le titre de guide "interprète" est très trompeur. Il sous-entend que nous sommes capables de faire de la traduction simultanée, ce qui n'est pas le but...
Et les guides conférenciers VPAH sont nombreux à ne jamais faire de conférence ! De même que certains GI en font. En fait le terme de "conférencier" donne une image de crédibilité (c'est ce qui ressort du rapport).
Guide du patrimoine, ça me paraît être un bon compromis, à la condition de bien faire comprendre que la notion de patrimoine est prise au sens le plus large possible, pour ne pas se laisser enfermer dans un carcan caricatural... il y a encore trop de monde qui considère avec dédain que le patrimoine se limite à des monuments (de préférence ancien) ou à des œuvres d'art "classiques". Il ne faudrait pas, en plus de devoir expliquer qu'être guide est un vrai métier, avoir à faire un cours sur la notion de patrimoine en début de visite... (oups, je m'égare)
Guide touristique ou guide de tourisme, ça se réfère plus à des ouvrages qu'à des personnes... Et puis nous ne travaillons pas qu'avec des touristes, c'est trop réducteur.
Guide, tout seul ? Pas sûr que ce soit pertinent. Cela dit, quand je dis que je suis "guide" (sans précision, histoire d'économiser ma salive), les gens comprennent tout de suite. Notamment hors contexte.
Changer de dénomination, oui. Mais prenons garde à ce que le nouvel intitulé soit traduisible correctement, au moins en anglais. Nous y gagnerons en clarté, je pense.  ysaunier@gmail.com |
|  | | chlorindre Inconditionnel


Age: 34 Date de naissance: 25/04/1977 Localisation: Île-de-France Date d'inscription: 06/01/2009 Nombre de messages: 417 Emploi: Médiatrice culturelle du patrimoine / GCVPAH
 | Sujet: Re: De la dénomination globale des professions du guidage Jeu 23 Juil 2009 - 10:17 | |
| Personnellement, je suis attachée à la précision guide-conférencier, par distinction avec les guides natures, les guides de montagne, les guides non-cartés... Ceux qui relèvent du ministère de la Culture pourraient reprendre l'appellation de leur direction de tutelle : guides-conférenciers de l'architecture et du patrimoine... cela serait cohérent... à voir pour les autres... |
|  | | Yannick Admin


Age: 35 Date de naissance: 26/02/1976 Localisation: Lyon Date d'inscription: 02/03/2009 Nombre de messages: 484 Emploi: Guide | Enseignant | autres
 | Sujet: Re: De la dénomination globale des professions du guidage Jeu 23 Juil 2009 - 10:41 | |
| La question de fond est : doit-on conserver une différence de dénomination, qui induit naturellement une différence de métiers, voire de compétences ?
Guide du patrimoine s'oppose naturellement à guide de montagne ou guide nature. La distinction me paraît claire sur ce point.
Doit-on ensuite conserver un niveau national et un niveau régional ? Si oui, il faut que la différence apparaisse clairement dans les dénominations, sinon un nouveau nom serait parfaitement inutile (on risque de reproduire les mêmes clivages).
De même, pour aller plus loin, le fait d'avoir deux administrations de tutelle est une grosse source de confusion. Même si les cartes actuelles sont porteuses des deux logos tourisme et culture, il faudrait trancher une bonne fois pour toutes et affecter l'ensemble des guides à une seule administration...
La reconnaissance de notre métier passe, à mon avis, par l'unité. Unité de dénomination, unité de compétences et de prérogatives... Avec des adaptations éventuelles, certes (VPAH, RMN, Monum), mais il me semble impératif de tout regrouper. Moins nous serons dispersés, moins il y aura de clivages et plus forts nous serons !  ysaunier@gmail.com |
|  | | chlorindre Inconditionnel


Age: 34 Date de naissance: 25/04/1977 Localisation: Île-de-France Date d'inscription: 06/01/2009 Nombre de messages: 417 Emploi: Médiatrice culturelle du patrimoine / GCVPAH
 | Sujet: Re: De la dénomination globale des professions du guidage Jeu 23 Juil 2009 - 17:56 | |
| Je ne me prononce pas pour des cartes que je n'ai pas obtenues mais j'exprime simplement mon attachement à l'appellation "guide-conférencier" qui, en plus, pour moi, a une connotation valorisante et qui n'a jamais posé de problème d'identification ou de compréhension à mes visiteurs. D'autre part, je ne partage pas ta volonté d'avoir un seul ministère de tutelle : nous (les GCVPAH je ne me prononce toujours que pour la carte que je connais et j'apprendrai volontiers l'avis des autres) avons la compétence "culture" autant que la compétence "tourisme". Les attentes d'une collectivité cad d'un employeur sont différentes en domaine de culture ou de tourisme. Notre profession fait le pont entre les deux, c'est un atout selon moi. Par ailleurs, prudence, je rappelle que nous ne sommes pas les seuls concernés par l'évolution des métiers de GIC, les employeurs - qui pèsent économiquement plus que nous - donneront certainement leur avis aussi et tous les employeurs n'ont pas - par convention - les mêmes besoins. A mon avis, la priorité porterait plutôt sur la réflexion sur le métier pour le faire évoluer, par exemple obtenir une formation avec un tronc commun de base pour qui aboutirait à une appellation commune (et une carte) cohérente avec la politique touristique et culturelle, par exemple obtenir des statuts, un renforcement de la loi ou ne serait que son application... Je crains que faire une seule carte avec des adaptations Rmn, MONUM, etc... revienne à faire encore plus de cartes... et de clivages. J'aurai des observations à faire sur la pertinence de l'échelon régional mais j'y reviendrai plus tard, quand le débat aura avancé (vive l'émulation !  )  |
|  | | Olivier Admin


Age: 37 Date de naissance: 06/10/1974 Localisation: Lille (59000) Date d'inscription: 13/04/2006 Nombre de messages: 1676 Emploi: Guide Interprète Conférencier | Chargé de Promotion OT
 | Sujet: Re: De la dénomination globale des professions du guidage Jeu 23 Juil 2009 - 19:27 | |
| Chlorindre a écrit: | Citation: | D'autre part, je ne partage pas ta volonté d'avoir un seul ministère de tutelle : nous (les GCVPAH je ne me prononce toujours que pour la carte que je connais et j'apprendrai volontiers l'avis des autres) avons la compétence "culture" autant que la compétence "tourisme". Les attentes d'une collectivité cad d'un employeur sont différentes en domaine de culture ou de tourisme. Notre profession fait le pont entre les deux, c'est un atout selon moi. |
Les GIR et les GIN portent aussi les logos des deux ministères sur leurs cartes, il ne s'agit pas d'une spécificité GCVPAH.
Certains me diront que les GCVPAH font plus de culture et les GIN plus de tourisme (cela m'a été dit par le Ministère de la Culture)... Dans le cadre des mes activités GCVPAH je fais la même chose qu'en tant que GIN... La frontière est donc très mouvante.
C'est bien pour cela que je rejoins Yannick tant sur la nécessité de redéfinir non seulement les cartes mais aussi la "qualification verbale" sous une forme commune avec des options plus particulières pourquoi pas pour chacun.
Chlorindre a écrit:
| Citation: | A mon avis, la priorité porterait plutôt sur la réflexion sur le métier pour le faire évoluer, par exemple obtenir une formation avec un tronc commun de base |
C'est déjà le cas... La formation GCVPAH pour moi c'était pas mal de révisions de l'année de DNGIN... Les GIN suivent une année de formation universitaire, leur niveau est donc normalement sanctionné de manière sérieuse... J'ai déjà parlé avec des GCVPAH qui ne connaissent rien du parcours DNGIN ni des GIN mais qui pensent que eux sont mieux car "conférenciers"... Plus de discussion entre les différentes catégories semblerait nécessaire ;o) olivier@fgmp-forum.org | Site perso |
|  | | Natacha Admin


Age: 31 Date de naissance: 03/03/1980 Localisation: Jura Date d'inscription: 17/10/2008 Nombre de messages: 558 Emploi: Responsable Centrale de Réservation Valvital
 | Sujet: Re: De la dénomination globale des professions du guidage Jeu 23 Juil 2009 - 19:33 | |
| d'autant que ce qui sépare un GIN d'un GC n'est qu'un oral... puisque pour avoir la carte de GC il n'y a que ça a passé... |
|  | | VirginieB Inconditionnel


Age: 43 Date de naissance: 05/09/1968 Localisation: Cote d\'Azur Date d'inscription: 21/07/2008 Nombre de messages: 576 Emploi: Guide Interprète
 | Sujet: Re: De la dénomination globale des professions du guidage Jeu 23 Juil 2009 - 19:34 | |
| Je pense qu'on pourrait "fondre" les cartes de GIR et de GCVPAH en une seule par une formation plus poussée sur le patrimoine pour les uns et sur les langues pour les autres Ceux qui auraient au minimum 2 (voire 3) cartes "refondues" de GIR/GCVPAH de différentes régions obtiendraient automatiquement une carte GIN Ce qui ferait 2 cartes ! |
|  | | Olivier Admin


Age: 37 Date de naissance: 06/10/1974 Localisation: Lille (59000) Date d'inscription: 13/04/2006 Nombre de messages: 1676 Emploi: Guide Interprète Conférencier | Chargé de Promotion OT
 | Sujet: Re: De la dénomination globale des professions du guidage Jeu 23 Juil 2009 - 19:48 | |
| Viriginie, je suis d'accord avec ce que tu dis, mais peut-être devons-nous voir encore un peu plus loin ;o) Tu nous dis: | Citation: | Ceux qui auraient au minimum 2 (voire 3) cartes "refondues" de GIR/GCVPAH de différentes régions obtiendraient automatiquement une carte GIN |
Soit, mais pourquoi un GIN,déjà national par la force des choses, ne peut pas guider pour les offices et services VPAH d'une région dont il n'a pas passé l'examen d'aptitude GCVPAH? Il s'agit là aussi d'une certaine incohérence à régler. Un polycarté GIR/GCVPAH deviendrait national, mais un GIN ne serait pas accepté dans des VPAH sans chacun des concours régionaux...
Je crois donc qu'on doit complètement revoir la chose... Quand on parle de GIN, évidemment que nous ne sommes pas prêts à travailler au pied levé sur n'importe quel point de la géographie nationale. Et que l'on ne me dise pas que tous les GCVPAH connaissent toute leur région sur le bout des doigts et des orteils... Déjà dans une région à deux départements c'est dur, je ne m'imagine même pas en Aquitaine...
C'est donc les capacités à travailler, à préparer et à mener qui priment et non pas nécessairement le contenu... Un bon guide à Trifouillis les Oies le sera aussi à Plougazoüal-Tremazout... N'est-ce pas par là que l'on devrait regarder un peu plus? Vers les capacités globales et générales de guides et pas forcément de connaisseur méticuleux d'un patrimoine précis. C'est nos capacités globales qui devraient être évaluées, estimées, et dénominées.
OHHHH oui j'entends les défenseurs de la culture: oui les connaissances culturelles, patrimoniales doivent être évaluées, mais au regard de compétences professionnelles pratiques et pas juste encyclopédiques et universitaires. olivier@fgmp-forum.org | Site perso |
|  | | Olivier Admin


Age: 37 Date de naissance: 06/10/1974 Localisation: Lille (59000) Date d'inscription: 13/04/2006 Nombre de messages: 1676 Emploi: Guide Interprète Conférencier | Chargé de Promotion OT
 | Sujet: a Jeu 23 Juil 2009 - 20:04 | |
| Oups, je reviens sur le post de Chlorinde, qui disait tantôt: | Citation: | | Par ailleurs, prudence, je rappelle que nous ne sommes pas les seuls concernés par l'évolution des métiers de GIC, les employeurs - qui pèsent économiquement plus que nous - donneront certainement leur avis aussi et tous les employeurs n'ont pas - par convention - les mêmes besoins. |
Les employeurs ont effectivement leur mot à dire, mais combien d'entre eux ne connaissent rien à nos métiers, à la réalité des conditions de vie de leurs employés? 45% desdits employeurs ont recours à des guides non cartés, rappelons-nous de cela...
Leur avis est important soit, mais pas plus que le nôtre. Tout au moins autant, mais pas plus. Je ne suis pas favorable à des décisions qui seraient motivées en bonne partie par les intérêts économiques des employeurs... Nous ne sommes pas de la "chair à visites" et si nous ne nous défendons pas nous savons ce qui nous pend au nez: définitivement plus de précarité.
Chlorindre, tu as raison, battons-nous pour des statuts et une convention collective: nous dépendons un jour d'une convention un jour d'une autre, et les rémunérations sont plus que disparates.... olivier@fgmp-forum.org | Site perso |
|  | | Yannick Admin


Age: 35 Date de naissance: 26/02/1976 Localisation: Lyon Date d'inscription: 02/03/2009 Nombre de messages: 484 Emploi: Guide | Enseignant | autres
 | Sujet: Re: De la dénomination globale des professions du guidage Ven 24 Juil 2009 - 7:54 | |
| | Olivier a écrit: | | (...) Pourquoi un GIN,déjà national par la force des choses, ne peut pas guider pour les offices et services VPAH d'une région dont il n'a pas passé l'examen d'aptitude GCVPAH? Il s'agit là aussi d'une certaine incohérence à régler. |
Absolument d'accord ! Qui peut le plus, peut le moins. Si on doit maintenir deux échelons de territoires, la compétence nationale doit être effective partout.
| Olivier a écrit: | | Et que l'on ne me dise pas que tous les GCVPAH connaissent toute leur région sur le bout des doigts et des orteils... Déjà dans une région à deux départements c'est dur, je ne m'imagine même pas en Aquitaine... |
En Rhône-Alpes : 8 départements, 11 VPAH. La plupart des GC que je connais ne travaillent que sur un seul territoire. La compétence régionale est souvent fictive. Les GC de Saint-Etienne ne se "sentent pas" de travailler sur Vienne et vice-versa. Et encore, les deux villes ne sont guère éloignées ! Imaginez dans les zones de montagne où les temps de trajet sont particulièrement longs pour passer d'une vallée à l'autre. En plus, le fonctionnement même des VPAH fait qu'il est particulièrement difficile de travailler sur toute la région. Maintenant, je conçois que cela puisse être différend ailleurs... Quoi qu'il en soit, la régionalisation des GC, qui est relativement récente, avait pour volonté de "mutualiser" les guides sur différentes VPAH, mais je crains que ça soit resté un voeu pieux...
| Olivier a écrit: | | C'est donc les capacités à travailler, à préparer et à mener qui priment et non pas nécessairement le contenu... Un bon guide à Trifouillis les Oies le sera aussi à Plougazoüal-Tremazout... N'est-ce pas par là que l'on devrait regarder un peu plus? Vers les capacités globales et générales de guides et pas forcément de connaisseur méticuleux d'un patrimoine précis. C'est nos capacités globales qui devraient être évaluées, estimées, et dénominées. |
Rien à ajouter !
  ysaunier@gmail.com |
|  | | chlorindre Inconditionnel


Age: 34 Date de naissance: 25/04/1977 Localisation: Île-de-France Date d'inscription: 06/01/2009 Nombre de messages: 417 Emploi: Médiatrice culturelle du patrimoine / GCVPAH
 | Sujet: Re: De la dénomination globale des professions du guidage Ven 24 Juil 2009 - 10:25 | |
| | Citation: | | C'est nos capacités globales qui devraient être évaluées, estimées, et dénominées. | Après à l'employeur de voir qui, dans les personnes compétentes et encartées, il estime correspondre à ses besoins. A l'heure actuelle, je ne pense pas que toutes les formations GCVPAH s'égalent d'une région à l'autre et moins encore d'une année à l'autre (ma carte date de 1996, le niveau d'exigence dans la formation a progressé depuis), -sauf leur respect - quand des associations historiques locales interviennent dans ces formations, je ne crois pas que le résultat soit le même que lorsque c'est un professionnel ou un universitaire qui intervient... D'autre part, les pressions qui peuvent avoir lieu sur le jury dans certaines régions modifient l'égalité des chances => un tronc commun sur toute la France avec des examens en même temps et des copies (au moins pour l'écrit) dispachées dans toute la France pour correction = une vraie égalité des chances. Bon d'une certaine manière cela implique la disparition de l'échelon régional mais celui-ci est-il vraiment pertinent? Les BTS peuvent demander leur carte pour n'importe quelle région, ce qui implique qu'il n'y a pas forcément besoin de compétence plus spécifique pour une région qu'une autre... alors pourquoi conserver cet échelon? Par ailleurs un tronc commun minimum de formation, entre ceux qui deviennent les différents guides permettrait le rapprochement, le dialogue et la compréhension des personnes issues de formations diverses et variées. Tronc commun = pied d'égalité (même si ensuite certains veulent se spécialiser en langue, sur du patrimoine local...) = possibilité de faire une carte unique non contestable Enfin, il y a une chose à laquelle je tiens : la formation GCVPAH est ouverte à tous et a lieu dans des conditions qui permettent même aux employés d'y assister, quoiqu'il devienne , le métier de GIC doit toujours proposer cette ouverture, qui fait la richesse RH du parc professionnel. P.S. : ce n'est pas le titre qui fait la qualité d'un professionel, l'habit ne fait pas le moine. |
|  | | chlorindre Inconditionnel


Age: 34 Date de naissance: 25/04/1977 Localisation: Île-de-France Date d'inscription: 06/01/2009 Nombre de messages: 417 Emploi: Médiatrice culturelle du patrimoine / GCVPAH
 | Sujet: Re: De la dénomination globale des professions du guidage Ven 24 Juil 2009 - 14:51 | |
| je suis de retour et je fini (enfin j'essaye) | Citation: | | La formation GCVPAH pour moi c'était pas mal de révisions de l'année de DNGIN... Les GIN suivent une année de formation universitaire, leur niveau est donc normalement sanctionné de manière sérieuse... |
Je n'en doute pas, en l'occurence je pensais aux formations BTS AGTL (dont j'ai lu les manuels) et GCVPAH (que j'ai suivi n'étant à l'époque que titulaire de mon tout récent Bac). Pour avoir pu comparer les deux j'ai constaté que la préparation GCVPAH manquait de préparation aux réalités du "tourisme local", notamment en connaissance des institutions, réglements... En revanche je trouve les formations AGTL un peu superficielles en matière de connaissances culturelles historiques et artistiques mais bon ça c'est une impression de l'extérieur construite à partir de lecture et de confrontations aux stagiaires ou aux diplomés qu'on recrute chez nous.... elle est peut-être faussée. C'est en ça que la formation mériterait un minimum de tronc commun, uniformiser un peu les connaissances de bases entre les différentes cartes, surtout si on veut en réduire le nombre. Ensuite, ah la vache! combien tu es sur la défensive Olivier! J'ai l'impression que tu prends tout comme une critique ou attaque personnelle! On rencontre des pédants meilleurs que tout le monde dans toutes les catégories professionnelles, quand leurs propos ont trop peu d'intérêt je ne perds pas de temps à m'y attacher, ce qui n'empêche qu'il est parfaitement dans leur droit de penser qu'ils sont meilleurs parce que ci ou ça. Personnellement je n'en suis pas à me dire unetelle catégorie est la meilleure... premièrement je m'en fiche complétement, deuxièmement je sais qu'il y a des formations, des concours, des styles de vies beaucoup plus compliqués alors pourquoi perdre du temps à brasser de l'air comme ça, troisièmement je n'ai plus d'enjeux de boulot j'en suis complétement dégagée faisant mes visites comme fonctionnaire ou bénévole... En revanche je peux constater des formations plus ou moins adaptées à mes besoins de recruteur ou de client en fonction de mes attentes... sur un CV ça compte (si on me demande de pré-selectionner des candidats ayant un haut niveau de connaissance en patrimoine industriel pour de la médiation ce qui sortira en 1er seront les cv de master en patrimoine industriels ayant une expérience de médiation ou de VG et entre un guide non spécialisé Pat Ind et un mastere non expérimenté, vu mon employeur et le droit de l'institution propriétaire, le choix ira sur le mastère - malgré mes convictions personnelles).Par contre c'est vrai que je ne m'exprime pas tjs très clairement et que mes raccourcis peuvent prêter à confusion. Enfin parce qu'étant passée de l'autre côté de la barrière (jury, recruteuse...) j'ai appris à réfléchir en terme de besoins. Et justement c'est parce que les employeurs ont - à ce jour - des besoins et contraintes différents (par exemple une VPah a besoin de GCVPAH parce qu'elle est contrainte par convention de prendre cet agrément; un OT normal ne se poseera pas la même question) que je vous dis de penser qu'il y a aussi les employeurs qui sont concernés.... Si demain le métier n'est pas adapté à leurs besoins, il disparaîtra (du moins il restera le free-lance)... Donc nous avons des voeux pour la reconnaissance et l'évolution de la profession - et c'est souhaitable - mais soyons aussi réalistes en pensant, en priorité, en terme de besoins : de nos besoins d'évolution de carrières par exemple, de ceux des autres acteurs du tourisme et de la culture qui fotn qu'ils auront peut-être d'autres points de vue qui compteront même s'ils ne nous agréent pas = penser aux réalités de terrains (je pense par exemple à la plainte portée devant l'UE sur la formation réservée aux GCVPAH) |
|  | | Yannick Admin


Age: 35 Date de naissance: 26/02/1976 Localisation: Lyon Date d'inscription: 02/03/2009 Nombre de messages: 484 Emploi: Guide | Enseignant | autres
 | Sujet: Re: De la dénomination globale des professions du guidage Ven 24 Juil 2009 - 15:24 | |
| | chlorindre a écrit: | | (...) je trouve les formations AGTL un peu superficielles en matière de connaissances culturelles historiques et artistiques mais bon ça c'est une impression de l'extérieur construite à partir de lecture et de confrontations aux stagiaires ou aux diplomés qu'on recrute chez nous.... elle est peut-être faussée. |
Je prend ma casquette d'enseignant en BTS AGTL (et de membre du jury de l'épreuve patrimoine régional) sur la question des connaissances culturelles des étudiants. Objectivement, c'est vrai, les connaissances sont parfois un peu légères. Ce n'est pas tant l'enseignement en lui-même qui est en cause, même si le nombre d'heures en AGTL est bien inférieur au nombres d'heures d'histoire de l'art que l'on avait il y a 10 ans (à l'époque du BTS tourisme-loisirs, option accueil-animation). C'est plutôt le manque d'intérêt des étudiants eux-mêmes pour ces cours qui est à déplorer... Et puis c'est comme partout, il y a de bons éléments et de moins bons, des curieux et des moins curieux.
Je suis de ceux qui pensent que l'école ne peut pas tout et qu'en termes de culture générale et de connaissances historiques et artistiques (et bien d'autres...), l'apprentissage personnel et les acquis de l'expérience apportent beaucoup plus. Même si j'ai eu d'excellentes bases en histoire et histoire de l'art au cours de mes études, je n'ai jamais autant appris qu'à l'occasion de la préparation d'une visite... ou simplement au travers d'autres visites (en tant que public) ou de lectures. Et parfois de simples discussions...
Difficile de trouver un juste milieu entre éducation et apprentissage et j'ignore s'il existe une solution convenant aux besoins (parfois divergents) de tous... Quoi qu'il en soit, un tronc minimum avec des spécialisations me paraît être un bon compromis, surtout si on peut compléter les enseignements théoriques par des pratiques nombreuses et diversifiées.
Sinon, pour info concernant les VPAH : en Rhône-Alpes, devant les difficultés de recrutement (territoires "isolés" ou candidats qui ont échoué à l'examen malgré la formation suivie), certaines villes n'hésitent plus à recruter des GIN ou GIR... Convention ou pas. Et comme aucun examen n'a été organisé depuis 2006 (et il n'y en a pas dans un proche horizon), il faut bien s'adapter ! ysaunier@gmail.com |
|  | | chlorindre Inconditionnel


Age: 34 Date de naissance: 25/04/1977 Localisation: Île-de-France Date d'inscription: 06/01/2009 Nombre de messages: 417 Emploi: Médiatrice culturelle du patrimoine / GCVPAH
 | Sujet: Re: De la dénomination globale des professions du guidage Ven 24 Juil 2009 - 15:24 | |
| Ouais, je sais j'ai fait un roman fleuve mais je suis un peu remontée, quand je vois comment les médiateurs culturels ont réussi, en ayant des vrais réflexions de fond sur le métier, en publiant des travaux de qualité sur leur profession, sans stigmatiser les différentes facettes du métier ni se faire de niche, ni regarder avec voracité celles des autres... ont réussi à engager une réflexion généralisée du monde de la culture sur leur job (à ce sujet je vous suggère de lire les périodiques de muséologie-muséographie). Résultat : paf en 2002 la loi des musées leur est favorable et ils ont dépassé ces questions de territorialité qui déchirent les GIC. à méditer |
|  | | | | De la dénomination globale des professions du guidage | |
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